Château de Tronjoly

Château de Tronjoly
Parc de TronjolyParc de Tronjoly
Théatre de verdure - Parc de TronjolyThéatre de verdure - Parc de Tronjoly
Château de TronjolyChâteau de Tronjoly
Longères du château Longères du château
Château de TronjolyChâteau de Tronjoly
Domaine et gîtes de TronjolyDomaine et gîtes de Tronjoly

Le domaine de Tronjoly

A quelques centaines de mètres en contrebas de l'église de Gourin, ne manquez pas le Château de Tronjoly et son parc ombragé, propriété communale. L'étang, le manoir, l'ancien moulin , le parc sont une des fiertés de la ville de Gourin.

 

Le château

Le château de Tronjoly est plutôt un manoir de belle prestance, se mirant dans les eaux de l'étang, bief d'un moulin.

C'est une élégante construction du XVIIIème siècle. Un manoir, dont on pouvait voir encore les ruines au XIXème siècle, a précédé cette vaste demeure à la façade bien régulière. Son élégance tient à l'espace qui l'entoure autant qu'aux proportions du bâtiment.

Le nom de Tronjoly vient du breton « Traon-joliff » (belle vallée).

Le logis central s'agrémente de mansardes à petits frontons et de charmantes lucarnes dans le toit. Un grand fronton cintré et armoirié orne le centre de la façade. Un balcon en fer forgé galbé garnit la porte-fenêtre de l'étage. Sur la face ouest, une petite niche qui contenait une cloche porte cette jolie devise « mon timbre sonne exact à notre devoir ». Au pignon sud de la longère, se découpe un oculus large et de belle facture à entourage de granit. La longère ouest, incorporée aujourd'hui à l'ensemble construit, était réservée aux rangements, aux écuries et aux hangars de la ferme située à l'arrière du château.

 

Les différents propriétaires

Le premier château fut propriété des De Kergoët de 1426 à 1669 avant que ne leur succèdent les L'Ollivier. La famille L'Ollivier est surtout connue pendant la période révolutionnaire. Les membres de cette famille furent en effet surveillés par les autorités républicaines car ils hébergeaient des chouans de passage et réunissaient les fidèles de Gourin autour des prêtres réfractaires. Jean-Baptiste L'Ollivier père ainsi que son épouse Françoise Guillemette De Quelen refusaient également de se présenter quotidiennement aux autorités de la commune.

Le commissaire de district disait alors du châtelain que « c'était un homme dont l'ombre entretenait le feu de l'aristocratie et qu'il aurait été convenable de le retirer de son donjon, lui et sa famille ». En 1793, ils furent contraints de s'établir au Faouët sous la surveillance des autorités. Le domaine devint ensuite propriété des Rouxel De Lescouët  qui le restaurent à la fin du XIXe siècle, suite à un incendie avant de parvenir à la famille De Boissieu puisque Hermine De Lescouët épousa le baron Joseph De Salvaing De Boissieu. Ce dernier décède en 1956 et laisse le domaine à sa fille Madeleine.

Après la mort de cette dernière, la municipalité de l'époque en fait l'acquisition en 1984. Depuis lors, de nombreuses améliorations ont été apportées (toiture, longère en particulier).

Le parc délaissé depuis la mort du baron retrouve une nouvelle jeunesse grâce aux municipalités successives. L'aménagement des lieux a changé leur utilisation : le château n'est plus habité, il est destiné aux grands rassemblements publics ou privés et à diverses expositions durant l'été (avec un théâtre de verdure, un parc arboré avec de nombreux arbres d'essences diverses).

Un gîte d'étape sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, des gîtes ruraux (aménagés dans une ancienne ferme du domaine), et la création d'une salle des fêtes contribue à un accueil de qualité dans ce domaine, poumon vert aux abords immédiat de la ville.

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