Alban Le Cair, gendarme gourinois et Résistant, Parrain de la 45ème promotion de l’école de gendarmerie de Châteaulin

Plaque commémorative Alban Le Cair

Cérémonie solennelle, le jeudi 28 mars 2013, dans la cour de la brigade de gendarmerie : sous les ordres du capitaine Stéphane Martel,les élèves gendarmes ont rendu un vibrant hommage au gendarme Alban Le Cair, né en 1902 à Inguiniel et mort en déportation en 1945, qu'ils ont choisi comme parrain.

Cérémonie dans la cour de la brigade de gendarmerie de Gourin     Une plaque commémorative dévoilée par l'adjudant-chef Guégan     Défilé en ville de la 45ème promotion Alban Le Cair

Une plaque commémorative a été dévoilée par l'adjudant-chef Guégan suivie d’un dépôt de gerbe au monument aux morts du centre-ville.

Dépôt de gerbe au Monument aux Morts     

 Chant créé en l'honneur d'Alban Le Cair et interprété par les élèves-gendarmes   Les élèves-gendarmes de la 45ème promotion de l'école de gendarmerie de Châteaulin

Après la Marseillaise interprétée par les élèves-gendarmes, l’assemblée a pu écouter  un chant composé par ces mêmes élèves, en l'honneur de leur parrain.

Alban LE CAIR

Arrivé à la brigade de Gourin en 1943, sous l'Occupation, Alban Le Cair a participé à la Résistance à double titre. D'une part dans le cadre de l'action menée par les unités de gendarmerie du Morbihan, fournissant ainsi des renseignements aux alliés, et d'autre part au sein du réseau Vengeance, maquis implanté dans la région de Gourin. Il participera ainsi, avec l'ensemble de ses camarades de brigade, à de nombreux actes de résistance (information sur les hommes concernés par les rafles du Service Travail Obligatoire (STO), assistance aux parachutistes alliés largués dans le secteur, récupération d'armes et de munitions lors des parachutages alliés, formation aux manipulations d'armes...).

Le 16 mai 1944, Alban Le Cair mais aussi l'adjudant Jules Le Gal, les gendarmes Noël Le Gac, Joseph Rault et Joseph Le Flour, soit cinq des six gendarmes de la brigade de Gourin sont arrêtés par la gestapo, puis déportés en juillet 1944 en Allemagne, au camp de Neuengamme. Alban Le Cair est affecté dans un groupe d'entretien des voies ferrées à Soest. C’est là qu’il perdra la vie le 28 février 1945 à l’âge de 43 ans.

Il était marié et père d'une petite fille, Annick, née en janvier 1935 et qui est décédée l'année dernière.

« Un Everest dans nos Montagnes Noires »

« Les cadets d'Alban Le Cair le mettent aujourd'hui dans la lumière. Alban Le Cair incarne la grandeur de la France. Il est un Everest dans nos Montagnes Noires », déclarait le maire, David Le Solliec, qui a aussi rendu hommage à Jacques Rodallec, maire de Gourin, arrêté puis déporté le 15 mai 1944.

L’hommage au gendarme Alban Le Cair s’est déroulé en présence des élus mais aussi des membres des associations d'anciens combattants et de déportés.

Jean Mével, rescapé du camp de Neuengamme à l'âge de 15 ans, Guy Ollivier et Alexis Blaise, tous deux, orphelins de père suite à des rafles effectuées à Crozon et Plonévez-Porzay ont assisté à la cérémonie.

                       Alexis Blaise, Guy Ollivier et David Le Solliec                                                            Guy Ollivier, Jean Mével et L'adjudant-chef Eric Guégan

Alexis BLAISE, Guy OLLIVIER et David LE SOLLIEC                             Guy OLLIVIER, Jean MEVEL et l'Adjudant-chef Eric GUEGAN

Un vin d’honneur clôturait cette journée avec une exposition sur la vie d'Alban Le Cair , organisée par l'Amicale des déportés du camp de Neuengamme représentée par Guy Ollivier, responsable national et visible toute la journée à la salle des fêtes. 

       Exposition à la salle des fêtes